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#103 : La Légende de la dame de Balnain

Résumé : Claire décide d'utiliser ses compétences médicinales pour pour s'aider à fuir Castle Leoch : avec l'aide de Jamie, elle tente d'aider un enfant souffrant suite à un mauvais sort... Lors d'une soirée, Claire entend une histoire qui lui redonne l'espoir de retrouver sa liberté et de rentrer chez elle.

Popularité


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Titre VO
The Way Out.

Titre VF
La Légende de la dame de Balnain

Première diffusion
23.08.2014

Première diffusion en France
03.04.2016

Vidéos

Résumer par Paste Magazine (VO)

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Photos promo

Claire Randall (Caitriona Balfe) & Jamie Fraser (Sam Heughan)

Claire Randall (Caitriona Balfe) & Jamie Fraser (Sam Heughan)

Claire Randall (Caitriona Balfe) & Jamie Fraser (Sam Heughan)

Claire Randall (Caitriona Balfe) & Jamie Fraser (Sam Heughan)

Claire Randall (Caitriona Balfe)

Claire Randall (Caitriona Balfe)

Claire Randall (Caitriona Balfe) & Jamie Fraser (Sam Heughan)

Claire Randall (Caitriona Balfe) & Jamie Fraser (Sam Heughan)

Claire Randall (Caitriona Balfe)

Claire Randall (Caitriona Balfe)

Dougal McKenzie (Graham McTavish) menace Claire Randall (Caitriona Balfe)

Dougal McKenzie (Graham McTavish) menace Claire Randall (Caitriona Balfe)

Claire Randall (Caitriona Balfe) & Jamie Fraser (Sam Heughan)

Claire Randall (Caitriona Balfe) & Jamie Fraser (Sam Heughan)

Claire Randall (Caitriona Balfe) & Jamie Fraser (Sam Heughan)

Claire Randall (Caitriona Balfe) & Jamie Fraser (Sam Heughan)

Claire Randall (Caitriona Balfe) & Jamie Fraser (Sam Heughan) cueillent des baies

Claire Randall (Caitriona Balfe) & Jamie Fraser (Sam Heughan) cueillent des baies

Claire Randall (Caitriona Balfe) prépare des remèdes

Claire Randall (Caitriona Balfe) prépare des remèdes

Geillis Duncan (Lotte Verbeek) & Claire Randall (Caitriona Balfe)

Geillis Duncan (Lotte Verbeek) & Claire Randall (Caitriona Balfe)

Claire Randall (Caitriona Balfe) & Jamie Fraser (Sam Heughan)

Claire Randall (Caitriona Balfe) & Jamie Fraser (Sam Heughan)

Diffusions

Logo de la chaîne Starz

Etats-Unis (inédit)
Samedi 23.08.2014 à 21:00
1.00m / 0.2% (18-49)

Plus de détails

Réalisateur : Brian Kelly
Scénariste : Ronald D.Moore

Durée de l'épisode : 56 minutes

Casting

  • Catriona Balfe ... Claire Randall 
  • Sam Heughan ... Jamie Fraser
  • Tobias Menzies ... Franck Randall / Jack Randall
  • Gary Lewis ... Colum McKenzie
  • Graham McTavish ... Dougal MacKenzie 
  • Duncan Lacroix ... Murtagh Fraser
  • Lotte Verbeek ... Geillis Duncan
  • Grant O'Rourke ... Rupert MacKenzie 
  • Stephen Walters ... Angus Mhor
  • Anette Badland ... Madame Fitzgibbons
  • Nell Hudson ... Laoghaire MacKenzie
  • Tim McInnerny ... Father Bain
  • Gillebride MacMillan ... Gwyllyn
  • John Sessions ... Arthur Duncan
  • Daniel Kerr ... Tammas 
  • Aislin McGuckin ... Letitia MacKenzie
  • Blair Cunningham ... Tanner's Lad
  • Roderick Gilkison ... Hamish
  • Lynsey-Anne Moffat ... Madame Baxter
  • David McKay ... Niall Drummond 
  • Lucy Hollis ... Jeanie Hume
  • Nicola Clark ... Shona MacNeill

 

 

Voix de Claire : Précédemment. Nous étions en Écosse pour notre deuxième lune de miel. Je voulais que se soit un rêve, mais il en était rien. Je n'étais plus au XXe siècle. C'était comme se retrouver dans un monde étranger que l'on aurait qu’entrevue avec un télescope.

Claire: Est-ce que vous me suivez ?

Rupert : Je ne suis que les yeux de Dougal, pas sa tête.

Dougal : Je vous soupçonne d'être une espionne des anglais.

Geillis : Je m'appelle Geillis Duncan, j'espère qu'on se verra ce soir dans la Grande Salle.

Jamie parle en gaélique.

Geillis : Il propose de subir la punition à la place de la fille.

Jamie : Il ne faut pas que vous ayez peur de moi, ni de qui compte ici, tant que je serais avec vous.

Colum : Vous resterez ici et serez mon invitée.

Claire : Ou plutôt votre prisonnière, n'est-ce pas ?

Colum : Seulement si vous tentez de vous enfuir.

 

Générique.

 

Dans une gare, durant la seconde guerre mondiale.

 

Frank : J'ai contacté le Colonel Laligal, il dit qu'il pourrait se passer une semaine avant qu'il ne donne de nouvelles instructions.

Claire : Frank, ce n'est pas bien de faire jouer tes relations. Tu as pensé à ces hommes, il n'y a personne pour leur donner des ordres.

Frank : Je ne comprends pas, pourquoi tu voudrais...

Claire : Ce que je voudrais c'est que mon époux soit à la maison avec moi. Et ce n'est pas possible pour le moment. Et si les gens utilisent le système dans leur propre intérêt alors autant abandonner le navire et se mettre à parler allemand.

Frank : Je t'en conjure écoutes ta raison à défaut d'écouter ton mari.

Claire : Mon chéri, tout va bien se passer. Il n'y aura aucun problème, j'en suis sûre. Il va falloir que tu me fasses confiance.

Frank : Malheur, à l'homme qui osera s'interposer entre toi et l'objectif que tu te seras fixée. Et je dois avouer que c'est ce tempérament que je trouve séduisant et qui m'a conquis.

Contrôleur : En voiture, en voiture, attention au départ.

Claire : C'est le dernier appel il faut que je monte en voiture.

Frank : C'est le monde à l'envers, normalement c'est moi qui devrais partir au front.

Claire : Le XXe siècle n'a pas fini de nous étonner.

Frank : Ne prends pas de risques inutiles, tu veux.

Claire : Tu peux compter sur moi. Je t'aime chérie.

 

Il s'embrasse et le train commence à partir.

 

Frank : Claire Beauchamp Randall, promets que tu reviendras auprès de moi.

Claire : Je reviendrais Frank Randall, c'est promis.

 

En 1743, Mrs Fitzgibbons aide Claire à se laver dans sa chambre.

 

Mrs Fitzgibbons : Aye c'est vivifiant, ça permet de rester lucide et d'être en bonne santé.

Claire : Je suis tout à fait capable de me laver et de m'habiller toute seule, vous savez.

Mrs Fitzgibbons : Ça ne me dérange pas de vous aider, vous avez une peau vraiment magnifique. Je n'ai jamais une fille qui dépasse l'âge de huit ou neuf ans dont la peau n'est pas marquée par les blessures ou la maladie. Votre prochain époux aura énormément de chance. Allons, qu'est-ce qu'il

y a ?

Claire : Mrs Fitz, il y a une chose dont je souhaiterais vous parler.

Mrs Fitzgibbons : Oui bien-sûr, très chère.

Claire : C'est au sujet de mon époux, il n'est pas mort.

Mrs Fitzgibbons : Vous avez fui loin de lui, ce n'était pas un homme bon ?

Claire : C'est quelqu'un de merveilleux, mais voyez-vous en fait il n'est pas encore né.

Mrs Fitzgibbons : Je vous avoue que je ne saisis pas bien.

Claire : Mrs Fitz, il semblerait que j'ai remonté le temps, je ne suis pas de votre époque, j'étais en pleine lune de miel, en 1945, c'est dans deux cents ans vous imaginez ? C'était la fête de Samhain et je me suis rendue sur le site des menhirs à Craigh Na Dun. Vous connaissez cet endroit ?

Mrs Fitzgibbons : Aye, j'ai entendu tout un tas d'histoires étranges.

Claire : Quand j'ai touché la pierre tout c'est, tout c'est mis à tourner, j'ai perdu connaissance quand je me suis réveillée, j'étais ici en 1743. Je viens du futur vous comprenez, je ne suis pas une espionne des anglais.

Mrs Fitzgibbons : Je dois avouer que ça me dépasse.

Claire : J'ai beaucoup de mal à y croire moi-même. D'ailleurs, j'ignore totalement si je vais pouvoir retourner à mon époque, il faut absolument que je retourne sur ce site.

Mrs Fitzgibbons : Vous avez besoin de mon aide c'est ça ?

Claire : Pensez-vous que les Mackenzie me croiront si je leur raconte la vérité ?

Mrs Fitzgibbons : C'est possible, vous avez l’œil éloquent et la langue mielleuse, mais à présent je vous vois tel que vous êtes.

Claire : Qu'est-ce que vous racontez ?

Mrs Fitzgibbons : Hors de ma vue maléfique démon, allez brûler en affaire !

Claire : Non ! Mrs Fitz.

Mrs Fitzgibbons : Vous ne réussirez pas à m’ensorceler, je suis une bonne chrétienne ! Sorcière ! Vous allez me lâcher !

 

Mrs Fitzgibbons frappe Claire, celle-ci se réveille, Claire ne lui à jamais dit la vérité. Mrs Fitzgibbons est en train de coiffer Claire.

 

Mrs Fitzgibbons : Aye, aye des centaines d'homme du clan Mackenzie viendront ces prochains jours pour le Grand Rassemblement. Mon enfant, vous m'écoutez ?

Claire : Pardon, quoi ? Le Grand Rassemblement ? J'avoue ne pas connaître ce terme.

Mrs Fitzgibbons : C'est le jour où tous les hommes du clan Mackenzie à travers les Highlands viennent prêter serment d'allégeance au clan et à Colum lui même. Le dernier remonte à des dizaines d'années et à sacrer Colum, maître de ces lieux. Je suis ravie que vous puissiez vous charger des pathologies, j'ai déjà suffisamment assez de travail, sans avoir à me charger des malades. D'ailleurs vous vous dérouillez extrêmement bien, Colum et Dougal seront s'en souvenir vous gagnerez leurs bonnes grâces.

Voix de Claire : Si je pouvais m’attirer les bonnes grâces de Colum et Dougal, alors peut-être pourrais-je gagner ma libération et essayais de retourner auprès de Frank.

 

Claire est dans son infirmerie sous la surveillance d'Angus.

 

Claire qui lis un livre : Pour les maux de tête il faut prendre un crottin de cheval et ensuite le faire...

Voix de Claire : Afin de gagner leur confiance, le plus logique était de m'occuper des malades du clan Mackenzie et de les soigner, mais pour ne pas éveiller les soupçons, il fallait que je trouve un moyen d'appliquer la médecine du XXe siècle en utilisant que les méthodes et le matériel disponible au XVIIIe siècle

Claire en ouvrant un bocal : Slaters ? Ah, ah ! Quelle horreur ce sont des cloportes, nom d'un Franklin !

Voix de Claire : Au milieu des bocaux de sang de pigeons, d’œufs de fourmis et de crânes humains en poudre, d'ailleurs le crâne de qui ? Il y avait aussi dans la collection de Beaton des bocaux d'herbes séchées et des racines qu pouvaient m'être utiles

Claire (soigne un enfant blessé) : Ça va aller ! Je te l'avais dit, tu vois c'est pas si terrible.

Enfant : Non.

 

Cuisine du château

 

Voix de Claire : Mes gardes commençaient à passer leur temps dans la cuisine pendant que je voyais mes patients. Je me disais que c'était bon signe, un signe de confiance et avec un peu de chance il s'en ouvrirait à Dougal

Claire : Messieurs, excusez-moi ! Venez à l'infirmerie j'ai besoin de vous ! Il faudrait que vous jetiez tous les médicaments non utilisables.

Mrs Fitzgibbons : Qu'est-ce que vous faites encore ici, bande d'ivrognes à encombrer ma cuisine, si vous n'avez rien à faire, vous pouvez partir !

Rupert : Nous ne faisons qu'exécuter les ordres, nous la tenons à l’œil.

Mrs Fitzgibbons : Vous voulez dire qu'elle se cachait tout au fond de vos chopes ces deux dernières heures ?

 

Une femme fait tomber un plat.

 

Mrs Fitzgibbons : Shona, ne t'en fais pas, ce n'est pas grave, ce n'est rien, allez rentre à la maison va retrouver tes autres petits. Allez au travail vous autres !

Claire : Mrs Fitz. Qui était-ce ?

Mrs Fitzgibbons : La femme de chambre de Colum.

Claire : Vous croyez que ça va aller ?

Mrs Fitzgibbons : Aye, il faudra bien, son petit garçon est décédé hier soir, le petit Lindsay McNeill.

Claire : Qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi personne n'est venu me chercher ?

Mrs Fitzgibbons : Parce que le mal dont souffrait Lindsay ne pouvait pas être guéri.

Angus : Il n'aurait jamais dû aller à l'Eaglais Dhubh.

Claire : Pardon ?

Mrs Fitzgibbons : Aux ruines de l'ancien monastère bénédictin, les gens d'ici appellent cet endroit le monastère noir.

Claire : Vous croyez que ce sont des ruines qui l'ont tué ?

Rupert : Pas les ruines qui l'ont tué, ça serait absurde, non. C'est plutôt les démons qui hantent les lieux.
Mrs Fitzgibbons : Pauvre petite âme. C'était un garçon malingre, face au Diable il ne pouvait pas lutter.

Adolescent : Le seigneur Mackenzie requiert votre présence dans ses appartement Mrs Beauchamp.

Mrs Fitzgibbons : N'as-tu jamais entendu parlé d'un peigne, petit malheureux, tu es ébouriffé.

Adolescent : Laisses-moi tranquille !

Mrs Fitzgibbons : Voici mon neveu, Tammas Baxter. Lindsay McNeill était comme un frère pour lui.

Tammas : Colum Mackenzie vous attends.

Claire : Oui j'y vais, les médicaments sont sur les marches, vous les trouverez forcément.

Angus : T'en veux une autre ?

Rupert : Oui

 

Appartement de Colum

 

Voix de Claire : J'aurais aimé avoir la possibilité de soigner Colum, cela aurait soulagé ce que je savais être une horrible douleur et cela aurait certainement poussé Colum à me voir sous un jour plus favorable.

Colum : Il sera plus long que vos manteaux ordinaires, comment cela se fait-il ?

Tailleur : Le moins que l'on puisse dire c'est que vous êtes loin d'être ordinaire, mon bon Seigneur. Un manteau unique fait pour un homme unique !

Colum : On m'avait dit que vous étiez le meilleur tailleur des Highlands, fraîchement débarqué d’Édimbourg.

Tailleur : Je vous remercie mon bon seigneur. Mon épouse est née Mackenzie et je suis toujours très heureux de pouvoir la ramener sur sa terre natale.
Colum : Et est-ce que la famille de votre épouse vous encourage à vous moquer de votre seigneur ?

Tailleur : Me moquer ?

Colum : D'ordinaire un manteau pour homme arrive juste niveau des genoux.

Tailleur : Oui.

Colum : Et vous ai-je demandé quelque chose de différent ?

Tailleur : Et bien non, pas de façon explicite, mais je me suis dit...

Colum : Qu'il valait mieux que je cache mes jambes, c'est ça ! Quelles étaient horribles et que je devais en avoir honte.

Tailleur : Non, bien sur que non, je ne me le permettrais jamais.

 

Colum sort une dague.

 

Tailleur : Seigneur non, pitié.

Colum : Vous allez me confectionner un manteau tout à fait ordinaire et vous me l'apportez demain.

Tailleur : Oui Seigneur, bien sur. Merci Seigneur. Merci

 

Le tailleur sort.

 

Colum : Est-ce que vous cousez aussi bien que vous soignez, Mrs Beauchamp ?

Claire : Uniquement les chairs et j'ai bien peur que ça ne fasse un bien piètre vêtement.

Colum : Je vous ai fait venir pour tout autre chose, alors ça n'a pas d'importance. Davy Beaton avait l'habitude de me masser, ça rendait mes mouvements plus fluides. J'espérais que vous pourriez faire la même chose.

Claire : Oui bien sur.

 

Colum s'allonge.

 

Colum : Oh ! Qui y a t-il ? Vous êtes comme le tailleur, vous trouvez mes jambes repoussantes ?

Claire : Ce n'est pas ça, non, mais je pense qu'il serait plus opportun si au lieu les jambes je vous massez la base de la colonne vertébrale.

Colum : Hum ! Ne me dites pas que mes fesses vous font également horreur ?

 

Claire commence le massage.

 

Claire : Généralement la chaleur humide est apaisante après un massage. Avez-vous de l'eau à bouillir et un linge propre ?

Colum : Non. Ma femme de chambre Mrs McNeill a perdu son fils , hier soir et elle n'est pas venue ce matin.

Claire : La mort de son fils m'a beaucoup peiné.

Colum : Moi aussi, c'est l’œuvre de Satan ! L'espèce de petit idiot est allé au monastère noir. Il m'arrive parfois de me demander ce que j'ai pu faire pour que le Diable me punisse de la sorte. Quoi ? Vous n'avez pas de démons dans l'Oxforshire, madame ?

Claire : Si bien sur, mais nous les appelons les écossais.

 

Colum rigole.

Claire : Pardon, vous ai-je fait mal ?

Colum : Non, non au contraire, vous soulagez considérablement ma douleur. Gwyllyn le barde, il chantera dans la Grande Salle ce soir avant le Grand Rassemblement. J'aimerais que vous assistiez au spectacle, vous serez mon invitée.

Claire : Merci.

 

Le soir dans la Grande Salle, les gens prennent places pour le concert. Colum et Letitia parlent en gaélique à Hamish. Claire est debout dans un coin.

 

Dougal : Mon frère a l'air très en forme ce soir. Il dit que c'est grâce à vous et à vos pouvoirs de guérisons.

Claire : Je suis contente d'avoir pu me rendre utile

Dougal : Aye, visiblement le chat sauvage que nous avons ramassé sur la route est en train de rentrer ses griffes.
Claire : Charmante description. Si vous voulez bien m'excuser je pense que j'aurais une meilleure vue si je vais là-bas.

 

Laoghaire vient s'asseoir près de Claire.

 

Claire : Bonsoir nous n'avons pas été présentées comme il se doit, je suis Claire Beauchamp.

Laoghaire : Laoghaire Mackenzie.

Claire : Il a vraiment fier allure ce monsieur McTavish.

Laoghaire : Aye. Mais ce n'est pas moi qui l’intéresse.
Claire : Tu sais les hommes savent rarement ce qui est bon pour eux, c'est pour ça que les femmes sont là.

 

Jamie vient s'asseoir entre Claire et Laoghaire.

 

Jamie : Laoghaire, Mrs Beauchamp.

Claire : Mr McTavish. J'étais en train de dire à Mademoiselle MacKenzie à quel point elle était jolie, ce soir.

Jamie : Aye, tout en beauté.

 

Gwyllyn le barde, commence à chanter.

 

Claire : Je ne comprends pas un traite mot, mais c'est magnifique. Cela fait longtemps que Gwyllyn, vit au château ?

Jamie : Aye, plusieurs années. J'ai passé un an à Leoch quand j'avais seize ans Gwyllyn était déjà là. Colum le paye cher, il n'a pas le choix, le barde est très demandé tous les seigneurs voudraient l'avoir chez eux.

Laoghaire : Je me souviens très bien de l'époque où vous étiez là.

Claire : Ah oui c'est vrai ?

Jamie : Tu ne devais pas avoir plus de sept ou huit ans. Je doute d'avoir laissé une impression telle qu'on puisse se souvenir de moi.
Laoghaire : En tout cas moi, je me souviens, vous étiez si, enfin, vous vous souvenez de moi ?

Jamie : Non, je n'ai aucun souvenir, mais ça n'a vraiment rien d'étonnant. Vous croyez bien qu'à seize ans je n'étais encore qu'un petit chien fou, trop occupé des airs de grandes personnes, pour faire attention aux jeunes filles qui m'apparaissaient que comme des pleurnicheuses....C'est le vin du Rhin de Colum ?

Claire : Il est excellent, j'en ai bu deux, trois verres. Vous pouvez boire le reste si vous voulez.

Jamie : La plupart des invités de Colum, finisse sous la table, après le deuxième verre.

Claire : Est-ce que par là vous insinuerez que je suis saoule ?

Jamie : Si vous ne l'étiez pas, je serais impressionné.

 

Gwyllyn s'arrête de chanter les spectateurs applaudissent.

 

Jamie : Le bandage, il me démange depuis plusieurs jours, pourriez-vous m'aider à le retirer ?

Claire : Tout de suite ?

Jamie : Oui.

Claire : Bon, si vous voulez.

 

Jamie donne son verre vide à Laoghaire.

 

Jamie : Est-ce que tu veux bien me tenir ça.

 

Claire et Jamie quittent la Grande Salle et se retrouvent dans la cuisine.

 

Claire : Très bien, allons-y jetons un œil à votre épaule.

Jamie : En fait je n'ai pas besoin de votre aide

Claire : Hum ?

Jamie : Je voulais uniquement vous raccompagniez à l'infirmerie pendant que vous marchiez encore droit.

Claire : Oh, merci beaucoup, j'ai légèrement abusé c'est vrai, mais j'aurais dû m'en douter si votre bandage avait été à ce point si peu confortable, vous n'auriez pas eu besoin de moi pour vous l'enlever.

Jamie : Oh, je n'aurais jamais osé, vous m'auriez botté les fesses si j'y avais touché.

Claire : Vous avez raison, après tout je suis la guérisseuse. C'est moi qui décide.

Jamie : Je n'en ai jamais douté.

Claire : Vous savez si votre bandage, vous gêniez, vous auriez dû me le dire, je vous l'aurez changé l'autre jour aux écuries.

Jamie : Non, je n'aurais pas pu faire ça, devant Alec.

Claire : Vos cicatrices. Vous ne voulez pas qu'il sache que vous avez été fouetté.

Jamie : Non, ce n'est pas ça, le vieil Alec sait que j'ai été flagellé, mais il n'a pas vu les cicatrices, savoir ce genre de choses, ce n'est pas pareil que de les voir de ses propres yeux. C'est un peu personnel ; voilà ce que je veux dire. Je crois que si Alec voyait les cicatrices et bien il ne pourrait pas s'empêcher de penser à mon dos, chaque fois qu'il me verrait.

Claire: Ça ne vous embête pas que je le vois, moi ?

Jamie : Au contraire, vous semblez avoir le don de montrer de la compassion, sans pour autant éprouver de la pitié. Enfin. Je vais y aller.

Claire : Attendez ! Je vais examiner votre bandage... Il n'y a pas de saignement, ça cicatrice bien. Vous pourrez l'enlever dans quelques jours.

Jamie : Vos désirs sont des ordres.

Claire : Bonne soirée, Monsieur McTavish.

Jamie : Bonne soirée, Madame Beauchamp.

 

Le lendemain Claire est à l'extérieur du château, elle est suivit par Angus.

 

Angus : Vous ne vous asseyez donc, jamais ? Mon petit déjeuner est à peine descendu dans mon gosier.

Claire : La marche c'est bon pour la digestion.

Angus : Oh !

Geillis : Claire !

Claire : Ah je suis contente que tu es pu venir.

Geillis : Je n'aurais raté ça pour rien au monde.

Angus : Je crois que ça ne va pas aller en s'arrangeant.

Geillis : Je me suis retrouvée à marcher avec ce moulin à paroles, présomptueux, le Père Bain, il a l'intention de pratiquer un exorcisme sur le fils Baxter. Ah, des baies d'aubépines, il est rare d'en voir si tard dans la saison.

Claire : Tu as parlé d'exorcisme ?

Geillis : Apparemment Tammas Baxter est allé au monastère noir avec le petit Lindsay McNeill et à présent ce pauvre fou est atteint du même mal. Est-ce que tu en veux ?

Claire : Non.

Geillis : Qu'est-ce qu'il y a ? Ça ne va pas ?

Claire : Ce petit garçon Tammas, le neveu de Mrs Fitz. Qu'est-ce que tu veux dire exactement quand tu dis qu'il est atteint du même mal ? Est-ce qu'il est souffrant ?

Geillis : Pas souffrant. Il est possédé. Tu ne crois pas au Diable et à la possession, Claire ?

Claire : Et toi tu y crois ?

Geillis : Je pense qu'il existe des pouvoirs plus grand que sois et qui vont bien au delà de ce que l'on peut voir, entendre ou toucher. Diable, fées, démons, peu importe comment on les appelle. Mais dis-moi tu crois au pouvoir de la magie, n'est-ce pas ?

Claire : Je n'y jamais, vraiment réfléchi.

Geillis : Est-ce qui t'es jamais arrivée de te retrouver dans une situation qui n'avait aucune explication rationnelle ?

Claire : Tu dois bien admettre qu'il est tout à fait possible que cet enfant soit souffrant et non possédé et si c'est le cas, alors, peut-être pourrions-nous l'aider toi et moi.

Geillis : Tout le monde est intimement convaincu que le petit est possédé. En tout cas il est hors de question que j'aille chez lui, si tu y vas c'est à tes risques et périls. Saches-le !

 

Claire s'éloigne.


Angus : Où est-ce que vous allez ? Hey ! Hey ! Où est-ce que vous allez ?

 

Ils arrivent dans un village.

 

Angus : Colum n'appréciera pas que vous vous émissiez dans l’œuvre du malin. Ne vous en mêlez pas ! J'étais sûr que ça vous ferez réfléchir, Madame !

Claire : Un prêtre m'a dit un jour que j’étais bénie et que mes pouvoirs de guérison étaient l’œuvre de Dieu !

 

Claire entre dans une maison, laissant dehors Angus. Tammas Baxter est allongé sur un lit.

 

Tammas : Hum, Hum !

Mrs Fitzgibbons : Ma sœur est allée chercher le Père Bain.

Claire : Pourquoi est-il attaché ?

Mrs Fitzgibbons : Au cas où il deviendrait violent.

Tammas : Oh ! Oh !

Mrs Fitzgibbons : Les démons vous savez ?

Claire : Tammas, je vais t'aider ne t'en fais pas. A t-il les mêmes symptômes que l'autre petit garçon ?

Mrs Fitzgibbons : Aye, c'est à peu près la même chose, le petit Lindsay a commencé par être faible, c'est pour ça, que le Diable l'a emporté plus vite.

Voix de Claire : Pas de fièvre, ce qui voulait dire que c'était probablement pas une infection.

Claire : Les autres enfants sont souffrants ?

Mrs Fitzgibbons : Non, ils se portent tous comme un charme.

Voix de Claire : Il avait le rythme cardiaque lent et les pupilles dilatées, signe d'un empoisonnement.

Claire : Tammas, Tammas qu'as-tu mangé ces derniers temps ?

Tammas : Hum ! Hum !

Mrs Fitzgibbons : Il n'a rien prit à part un de bouillon aujourd'hui et il a pratiquement presque tout régurgité.

Tammas : Non, vous approchez pas de moi !

Mrs Fitzgibbons : Il voit le démon c'est affreux !

Claire : Ça va aller, ce n'est rien il a des hallucinations, c'est un autre symptôme. Donnez-moi quelque chose pour couper ces liens.

Mrs Fitzgibbons : Sûrement pas, il ne faut pas faire ça !

Père Bain : Il en est hors de question !

Mrs Baxter : Qu'est-ce que tu fais Glenna, tu laisses une étrangère entrer ici, à un moment pareil ?

Mrs Fitzgibbons : Mrs Beauchamp est guérisseuse et elle est très douée, elle pourrait nous aider.

 

Le père Bain est en train d’exorciser Tammas, il parle en latin.

 

Claire : Mrs Baxter !Il faudrait qu'il puisse respirer l'air frais et être détaché de ses liens. Je crois que je peux soulager ses souffrances, mais vous devez me faire confiance.

Mrs Fitzgibbons : Il serait préférable que vous vous en alliez. Laissez-le faire son travail !

 

Le père Bain continue ses prières, Claire s'en va.

 

Claire marche dans un couloir du château suivit d'Angus.

 

Angus : Est-ce que vous avez ressenti une fraîcheur à son contact ?

Claire : Une fraîcheur ?

Angus : A ce qu'on dit on peut sentir la présence du Diable à la fraîcheur de l'air.

Claire : Je suis vraiment désolée de vous décevoir, mais non.

Angus : Il parlait différentes langues ?

Claire : Je vais encore une fois vous décevoir.

Angus : Parce que j'ai entendu dire que le petit Lindsay hurlait en cinq langues. Quel espèce de gros faignant, vous attendez ici !

Voix de Claire : J'étais sûre que Mrs Fitz m'aurait laissé examiné son neveu après les incantations du prêtre, mais même si j'avais réussi à trouver ce dont il souffrait je n'aurais peut-être rien pu faire pour lui, vu les ressources limitées dont je disposais.

 

Claire voit Jamie et Laoghaire s’embrassaient.

 

Angus : Et bien, très bien, pour une fois, vous avez compris ce que signifier, obéir aux ordres. On y va !

 

Dans la Grande Salle.

 

Claire : Vous avez la lèvre enflée, Jamie. C'est un cheval qui vous a fait ça ?

Jamie : Aye. Il a balancé la tête alors que je ne regardais pas.

Claire : Faites attention, ces pouliches peuvent être dangereuses.

Murtagh : Comment ça Alec, te fais travailler avec les pouliches, maintenant ? Hey ! Qu'est-ce qui te prends ?

Jamie : Je me suis mordu la langue.

Murtagh : Qu'est-ce que tu peux être maladroit !

Jamie : Je vais aller voir si Alec à besoin de quelque chose.

Murtagh : Dites ! Arrêtez de le taquiner au sujet de Laoghaire, si le père de la fille ou Colum, venaient à l'apprendre, Jamie recevrait autre chose qu'un coup de poing dans le nez.

Claire : Il devrait l'épouser.

Murtagh : Peut-être bien et ce n'est pas le genre d'épouse qui lui conviendrait.

Claire : Ah non ?

Murtagh : Non, il lui faut une femme, pas une jeune fille. Et Laoghaire restera une jeune fille jusqu'à ses cinquante ans. Je suis un vieux briscard, je sais faire la différence entre les deux et vous aussi, Madame.

 

Claire marche à l'extérieur du château, elle est suivie par Rupert.

 

Voix de Claire : J'avais honte d'avoir taquiné Jamie et pour être tout à fait honnête, j'avais fait ça parce que j'étais jalouse. Non pas jalouse de Laoghaire mais jalouse de leur intimité. Mon époux me manquait terriblement.

Dougal : Mrs Beauchamp ! Mrs Beauchamp, est-ce que ça va ?

Claire : Oui, tout va bien, je vous remercie, c'est gentil. Que puis-je pour vous Monsieur Mackenzie ?

Dougal : Je me disais que vous aimeriez rendre visite à Geillis Duncan, la femme du procureur. Vous pourriez refaire vos stocks avant le Grand Rassemblement.

Claire : D'accord oui, oui avec plaisir.

Dougal : Je me rends au village demain matin, alors je vous amènerez chez Mrs Duncan.

 

Le lendemain Claire suit Dougal au village.

 

Chez Geillis.

 

Geillis : J'aurais tendance à dire qu'il faut prendre une très grosse quantité d'écorce de saule. Ça calme la gueule de bois.

Claire : C'est donc à toi que je dois ma soudaine et néanmoins agréable visite au village ?

Geillis : Comme je te l'ai dis, il y a beaucoup de chose dans ce bas monde que l'on ne peut expliquer. Il paraît que tu es quand même allée chez les Baxter en fin de compte ?

Claire : Oui et j'ai eu l'occasion de voir le charmant Père Bain à l’œuvre . Je n'avais jamais vu un tel spectacle.

Geillis : Est-ce que l'exorcisme a réussit ?

Claire : Je n'en sais rien. Je suis partie avant que se soit fini. En tout cas une chose est sûr, si Tammas était mon fils jamais je ne l'aurais laissé à la merci de cet homme, jamais !

Geillis : Si tu veux un conseil, évites-le comme la peste. Il n'y a aucune compassion dans sa Bible, ni même dans son cœur. Il croit dur comme fer que toutes les femmes, depuis Eve, ne sont que des tentatrices. Et que leurs époux devraient les battre quotidiennement dans le but de les éloigner du malin.

Claire : Il m'arrive parfois de me sentir comme une étrangère sur des terres étrangères.

Geillis : Cela ne doit pas être facile, d'être une sassenach, dans les Highlands. A supposer que c'est ce que tu voulais dire.

Claire : Quel est dont ce bruit dans la rue ?

Geillis : On a dû surprendre cet enfant en train de voler. C'est souvent le cas avec les apprentis du tanneur

Claire : Ils l'ont amené chez Arthur.

Geillis : Pour qu'il puisse rendre sa justice. Si Arthur a bien digéré le petit déjeuner qu'il a prit ce matin le jeune apprenti risque le fouet tout au plus. Mais comme il y a des chances qu'il soit constipé ou qu'il ait des flatulences, le jeune apprenti y laissera sûrement sa main.

Claire : Pour avoir volé ? C'est monstrueux !

Arthur : Ah, Argh ! Oh ! Il me faudrait de la menthe poivrée ma chère. Argh! Est-ce qu'il est possible de rendre la justice avec un intestin tout chamboulé...

Claire : Alors vous n'avez pas encore décidé du sort de l'apprenti ?

Arthur : Hein ?

Geillis : Je te présente, Claire Beauchamp, elle habite a château.

Arthur : Ah oui, c'est vrai oui. Oh, tu es un ange, merci ma chère. Oh! Je sens que ça fait déjà effet.

Claire : Euh, j'ignore quelles preuves vous avez contre lui, mais il y a sûrement...

Arthur : En fait il a avoué, il a volé deux bannocks à son employeur ce brigand. Le père Bain suggère qu'on lui coupe la main, il dit que c'est le seul moyen de sauver l'âme de ce garçon.

Claire : Mais ce n'est qu'un enfant, voyons. Vous n'allez pas le mutiler sous prétexte qu'il a volé un peu de pain.

Arthur : Oh!Allons je vous en prie.

Geillis : Arthur, imagines un peu, que notre union ait été bénie par l'arrivé d'un enfant, à ton avis, qu'est-ce que tu dirais, si tu voyais notre fils traité de la sorte ?

Arthur : Oh !

Geillis : Tu te doutes bien que c'est la faim qui a poussé ce jeune garçon a voler.

Arthur : Aye, aye.

Geillis : Seras-tu trouver dans ton cœur, cette pitié, dont tu devrais faire preuve, toi qui es l'âme de la justice.

Arthur : Oh ! Ma belle enfant au grand cœur. Le garçon a avoué, alors je ne peux pas le faire libérer, mais je pense que je peux le laisser une heure sur le pilori avec une oreille clouée, hum, hum.

Geillis : C'est toi qui a un grand cœur.

 

Arthur retourne dans la pièce d'à côté.

 

Arthur : J'ai pris ma décision Père Bain, nous ne recherchons que la justice.

 

Geillis : Et voilà, c'était facile, il n'y connaît absolument rien à l'art de la roublardise.

Claire : Peux-tu m'expliquer à quoi l'oreille sera clouée ? Je ne comprends pas.

Geillis : Clouée au pilori, voyons. Mieux vaut ça qu'une main tranchée.

 

A l'extérieur, les villageois sont excités, le Père Bain tien le garçon par le col.

Villageois : Allez, coupez lui la main ! Coupez lui la main ! Réglez-lui son compte, allez !


Le bourreau clou l'oreille du garçon.

 

Enfant : Argh ! Argh;Argh !

Père Bain : Et maintenant tu es absou.

 

Geillis : Nous allons réduire ces herbes en poudre et nous pourrons ensuite les laissaient mariner, une fois que tout sera fini, nous descendrons, nous boirons un petit verre de Porto et nous nous raconterons, nos petits secrets.

 

Plus tard.

 

Geillis : Je te trouve déconcertante Claire, on pourrait penser, que là d'où tu viens il n'y a pas de pilori, ni de châtiments.

Claire : C'est différent d'ici.

Geillis : Quoi, donc, l'Oxfordshire ? Je ne m'imaginais pas que c'était à ce point différent.

Claire : Je ne parle pas que l'Oxfordshire, j'ai eu une enfance inhabituelle, tu sais, nous ne restions jamais vraiment au même endroit.

Geillis : Ah oui ? Alors vas-y je t'écoutes. J'ai vraiment hâte que tu me racontes, tout ça.

 

On frappe.

Geillis : Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?

Servante : Entrez !

Jamie : Mrs Duncan ; Mrs Beauchamp.

Geillis : Mr McTavish.

Jamie : Dougal a été rappelé à Leoch, je suis venu, vous chercher, j'ai apporté votre cape, elle vous tiendra chaud.

Geillis : Mrs Beauchamp était sur le point de me raconter le récit de son enfance inhabituel. Je suis sûre que c'est un histoire passionnante. Prenez donc un petit verre de Porto avec nous.

Jamie : Cela aurait été volontiers, mais si nous voulons avoir autre chose que des restes pour le dîner, mieux, vaut s'en aller maintenant.

Claire : Merci pour ton hospitalité Geillis et aussi pour les herbes.

Geillis : Ce n'est que partie remise.

Claire : Oui bien sur.

Geillis : A bientôt d'accord.

 

A l'extérieur.

 

Claire : Combien de temps encore devra t-il rester ainsi ?

Jamie : Il en avait pour une heure, maintenant, il peut partir quand il le souhaite, c'est juste qu'il n'a pas encore trouvé le courage d'arracher son oreille du pilori.

Claire : Il va falloir qu'il s'arrache l'oreille du clou.

Jamie : Aye. Il est encore un peu nerveux, mais, il ne devrait pas tarder à le faire.

Claire : Mr McTavish, vous avez de la force dans les doigts, j'imagine ?

Jamie : Aye.

 

Jamie est près de l'enfant.

 

Jamie : Alors dis-donc tu t'es fourré dans un sacré pétrin, on dirait.Mon garçon il n'y a vraiment pas de quoi en faire un drame, un petit coup sec de la tête et on en parle plus. Attends tu veux un coup de main ?

 

Claire feint un malaise ce qui donne la possibilité à Jamie d'arracher le clou sans être vu.

 

Jamie : Rentres chez toi, aller, files ! Ça va aller, elle ne supporte pas la vue du sang.

Claire : Merci, je sais que vous avez pris un risque.

Jamie : Vous ne voudriez quand même pas que je sois moins courageux qu'une sassenach, si ?

Claire : Accepteriez-vous de prendre un risque supplémentaire ? Connaissez-vous le Monastère Noir ?

 

Au Monastère Noir.

 

Claire : Cet endroit est paisible, ce n'est pas du tout ce à quoi je m'attendais.

Jamie : Vous savez ce qu'on dit, que Satan est très rusé. Il aurait beaucoup de mal à attraper autant d'âmes naïves s'il installait ses pièges dans des marécages.

Claire : Croyez-vous vraiment que les démons hantent ces lieux ?

Jamie : Et bien je sais que le petit Lindsay et Tammas, ne sont pas les premiers à être tombés malades ou à mourir après être venus ici. A dire la vérité,venir au Monastère Noir et survivre à cette aventure est une façon de prouver sa virilité. Quand j'étais enfant, moi aussi je l'ai fait et j'en suis sorti indemne. Mais mon cousin s'est fait envoûté et la maladie l'a cloué au lit une bonne semaine.

Claire : Vous croyez que les démons en sont responsables ?

Jamie : Je suis quelqu'un d'extrêmement instruit, si je puis me permettre. Peut-être pas aussi instruit que vous, certes, mais j'avais un tuteur, un très bon. Il m'a appris le latin et aussi le grec pas des histoires de fées, de démons ou de chevaux aquatiques. Mais je suis également un Highlander de pur souche, et je ne crois pas qu'il faille se moquer du Diable, surtout pas sur ses propres terres pour défier le destin.

Claire : Lorsque vous étiez petit, quand vous veniez ici, pour prouver votre virilité que faisiez-vous au juste ?

Jamie : Pas grand chose, principalement des cabrioles, on grimpait sur les murs, peut-être défiait-on le Diable en pissant sur les pierres. Si on avait la chance d'en trouver on mangeait des baies ou de l'ail sauvage.

Claire : Vous mangiez de l'ail sauvage ? Il y en a ici ?

Jamie : Aye.

Claire : Où exactement ?

 

Claire examine la plante.

 

Jamie : Moi je n'aimais pas le goût, mais pour certains gamins c'était une friandise.

Claire : Il ne s’agit pas d'ail sauvage. C'est du Convallaria majalis, connu sous le nom de muguet.

Jamie : Connu sous le nom de muguet ? Je n'en ai jamais entendu parlé.

Claire : C'est parce que ce n'est pas originaire d’Écosse. Les moines qui ont bâti ce monastère, est-ce qu'ils venaient d'Allemagne, par hasard ?

Jamie : D'Allemagne ?

Claire : Je veux dire de Prusse.

Jamie : Aye.

Claire : Mais oui bien sur.

 

Claire s'en va.

 

Chez les Baxter.

 

Mrs Fitzgibbons : Madame, le pauvre petit n'en a plus pour longtemps.

Mrs Baxter : Satan, s'est approprié son corps et le Père Bain, fait tout ce qu'il peut pour sauver son âme.

Claire : Je crois que je vais réussir à lui sauver, la vie. Lindsay et Tammas ont mangé, ceci. C'est une feuille de muguet même si ça ressemble comme deux gouttes d'eaux à de l'ail sauvage. C'est une plante toxique, je peux donner à Tammas quelque chose qui neutralisera le poison, mais il faut agir sans plus attendre !

Père Bain : Quel blasphème, est-ce donc ?

Claire : Mon Père, je ne suis pas en train de blasphémer, je voudrais...

Père Bain : Je suis le disciple du Seigneur, j'agis en son nom. Et vous, vous n'avez pas du tout autorité pour chasser le démon, veuillez quitter cette maison sur le champ !

Claire : Ce qui c'est emparé du corps du petit c'est le poison et non un démon ! Et je vous assure qu'il mourra si vous ne me laissez pas l'aider.

Mrs Fitzgibbons : Mon Père, laissez la faire !

Père Bain : Vous êtes une femme et vous n'avez pas à me donner d'ordre à me donner. Ce petit est l'esclave de Satan, il faut chasser le démon ou l'âme de cet enfant sera damné pour l'éternité.

Mrs Fitzgibbons : Ici, c'est la maison de ma chère sœur et avant cela c'était la maison de mon père et de ses aïeux ; c'est donc à nous de décider ce qui sera fait sous ce toit, vous entendez ! Allez aider, le petit.

Père Bain : Je sens les vapeurs de l'Enfer autour de vous 

Voix de Claire : C'est une décoction de Belladone, si la décoction faisait effet, son rythme cardiaque reviendrait à la normale. Sa tension artérielle se régulariserait et il retrouverait ses esprits en quelques secondes. Mais si je m'étais trompée que se soit sur le dosage ou sur la nature de l'empoisonnement, ce breuvage provoquerait des convulsions et tuerait le petit, tout aussi rapidement.

Tammas : Hum, hum.

Claire : Tammas.

Tammas : Maman ?

Mrs Baxter : Oh ! Mon petit ! Mon petit est revenu à la vie c'est un miracle ! C'est un miracle, mon Père.

Mrs Fitzgibbons : Que Dieu, vous bénisse, Madame.

Père Bain : Satan peut bien se moquer de Dieu, mais Dieu aura le dernier mot en n'en point douter. Je vous promets qu'il vaincra !

 

Le lendemain à l'extérieur du château, Jamie est en train de s'occuper d'un cheval ; Claire et près de lui.

 

Claire : Je suis certaine que le Père Bain aurait préféré que le petit meurt et que je ne puisse le sauver.

Jamie : Aye. Je le crois aussi, c'est principalement grâce à ses croyances que l'Homme donne un sens à sa vie, alors si jamais on lui retire ça. Que lui reste t-il ? Est-ce vraiment si différent chez vous ?

Claire : En ce qui concerne les croyances, pas vraiment, non.

Jamie : En tout cas si ça peut vous rassurer, Mrs Fitz vous a surnommé (propos en gaélique), la faiseuse de miracles.

Claire : Grand Dieu ! J'espère au moins que ça m'aura permis de gagner la confiance de Colum.

Jamie : Aye, il s'enorgueillit de vous avoir fait guérisseuse chez les Mackenzie. Je doute fort qu'il est envie de vous voir partir un jour.

Claire : Je suis coincée ici, à vie !

 

Voix de Claire : Je faillis rester dans ma chambre...

 

Dans la Grande Salle, les gens écoutent une représentation de Gwyllyn le barde.

 

Voix de Claire …je n'avais nul envie de voir, ce mélange de crainte et de suspicion qui semblait me suivre partout où j'allais, il ne faisait qu'accentuer le sentiment de désespoir que j'éprouvais face à ma situation et qui pesait sur mes épaules . J'avais accompli ce que l'on avait qualifié de miracle, mais au lieu de me valoir ma liberté, cela n'avait fait que resserrer mes liens. Et même si je réussissais à m'échapper et à retourner jusqu'aux menhirs. Je n'avais aucune garantie que la magie fonctionnerait à nouveau et si elle fonctionnait, je n'avais pas non plus la garantie que je retournerais chez moi. J'aurais pu risquer de remonter encore plus loin dans le temps jusqu'au moyen âge, voir même sous l'occupation romaine. Ce qui fini par me faire sortir de ma chambre ce fut l'idée que le vin du Rhin de Colum pourrait me faire oublier tout ça.

Jamie : Venez par ici ! Vous m'avez pas vu vous faire signe ? J'ai failli me ré-déboîter l'épaule, surtout faites-vous toute petit ou nous allons-nous faire lapider. Cette chanson parle d'un homme qui se promène tard sur une colline enchantée la veille de la fête de Samhain, il entend la voix d'une femme dont le chant triste et plaintif semble provenir des rochers de la colline. Je suis la Dame de Balnain je me suis à nouveau fait enlever par les esprits des lieux, c'est ce que semblait dire les rochers. Je me tenais debout sur la colline et le vent s'est levé, le tonnerre a grondé et a traversé les terres. J'ai placé mes mains sur le plus grand rocher et j'ai été transportée vers une contrée très lointaine où j'ai vécu quelque temps parmi des étrangers qui sont devenus pour certains des amants et pour d'autres des amis. Mais un beau jour j'ai vu la lune apparaître et le vent s'est levé à nouveau, alors j'ai touché le rocher et j'ai pu retourner chez moi. J'ai repris ma vie auprès de l'homme que j'avais laissé.

Claire : Ce sont les rochers qui l'ont fait revenir ?

Jamie : Aye. C'est comme ça que ça fonctionne.

Voix de Claire : Il s'agissait d'une légende et il aurait fallu être fou pour y croire, pourtant la première moitié du récit de Gwyllyn, je l'avais réellement vécu, alors pourquoi l'autre moitié ne pouvait pas se réaliser, la partie où la femme pu retourner chez elle. Que m'avait dit Geillis...

Geillis : Comme je te l'ai dit, il y a beaucoup de choses en ce bas monde que l'on ne peut expliquer.

Voix de Claire : Mon cœur s'éclaira soudainement et j'ai su à partir de ce moment précis que je n'avais pas la peine d'attendre une autorisation ou une quelconque aide. Il fallait que je m'enfuis du château de Leoch et que je retourne vers les menhirs le plus rapidement possible quitte à y laisser la vie.

 

Écrit par Loveseries

 

 

 

 

 

 

 

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